vendredi 9 septembre 2011
Rocketeer - de Dave Stevens - chez Delcourt
Le quotidien de pilote d’avion de Cliff bascule le jour où il met la main sur un étonnant jet-pack. Acrobaties et glamour sont les ingrédients de ce spectaculaire hommage aux pulps, proposé par le défunt Dave Stevens.Les amateurs de pin-ups connaissent de longue date l’américain Dave Stevens. Ses héroïnes aux courbes alléchantes ont fait le tour du monde, notamment le personnage de Betty. Celle-ci fut inspirée par la fameuse Bettie Page, célèbre mannequin, et elle orne les pages de la série qu’il a créée dans les années 80 : Rocketeer. Le titre est un véritable hommage au cinéma hollywoodien des années 30 et 40. Il fut d'ailleurs adapté au cinéma par les studios Disney. Il met en vedette un pilote d’avion qui met la main sur un jet-pack lui permettant de devenir le roi des cieux et d'ainsi protéger la veuve et l'orphelin de moult dangers. Les éditions Delcourt profitent de la parution récente de l’intégrale de l’œuvre pour la publier en France. Les lecteurs découvriront un récit emprunt de nostalgie, qui fourmille de scènes spectaculaires dont le héros se sort toujours de grandiloquente façon. Stevens ne propose peut-être pas le meilleur scénario du monde, il respecte néanmoins les codes du genre. Cerise sur la carlingue : il réalise des planches absolument divines. Près de 30 années après leur conception, celles-ci demeure étonnamment contemporaines. Les cadrages intensifient l’action par des angles audacieux, le trait est soigné et fignolé et les couleurs retravaillées par Laura Martin (avec l’accord de Stevens himself). En outre, le personnage de Rocketeer est charismatique et Betty est juste divinement sexy. Des couvertures sont incluses à la fin de l’album, ce qui ravira les plus fervents amateurs de l’art de Stevens. Cet album reste old school par sa narration, mais étonnamment moderne par ses dessins...
jeudi 8 septembre 2011
Tetsuya Tsutsui bientôt de retour....

Comme vous pouvez le voir juste sur votre droite, le mangaka à qui l'on doit les excellents Duds Hunt, Manhole et Reset est de retour pour 2012 ! La qualité de ces titres a immédiatement placé Tsutsui parmi les auteurs à surveiller ! En tout cas, c'est une fois encore Ki-oon qui est sur le coup et ce, pour un album que l'artiste a créé spécialement pour l'éditeur français. Une nouvelle qu'elle est bonne !
mercredi 7 septembre 2011
A God somewhere - de John Arcudi et Peter Snejberg - chez Panini
Héritant par accident de gigantesques pouvoirs, Eric aurait pu être un Dieu pour le monde qui l’entoure mais ces problèmes de simple humain finissent par le hanter. Une réflexion autour du super héros efficace, par le scénariste de B.P.R.D..Ces dernières années, de nombreux scénaristes ont choisi de traiter le mythe du super héros de façon originale. Warren Ellis et Mark Waid ont notamment creusé leurs idées pour explorer les limites ou les travers que pourraient provoquer l’existence de surhomme dans notre société. John Arcudi, le scénariste de l’excellente série B.P.R.D. s’empare lui aussi de cette thématique dans A God somewhere. Contrairement aux auteurs énoncés, il choisit de montrer l’impact que pourraient avoir des pouvoirs chez quelqu’un et si le mal qui le ronge depuis des années pouvait provoquer des catastrophes ou non. La narration est vraiment très agréable, de multiples flashbacks (assez courts) viennent resituer les personnages et leur passé avec tact et à-propos. Cela permet de voir la véritable montée en puissance d’Eric et la portée de certains de ses actes. Arcudi a choisi un angle vraiment très intéressant en appuyant sur l’aspect humain de son héros. Et comme chaque homme, il est loin d’être exempt de défauts, et s’il sauve des gens au début, rien ne peut l’empêcher de commettre des exactions, y compris à l'égard ses proches. Loin d’enchainer les séquences spectaculaires, le scénariste a créé un récit adulte et parfois même touchant. Mis en images par Peter Snejberg, que l’on a vu récemment sur The Boys ou Midnighter, l’album bénéficie de planches très encrées assez agréables. Si l’envie de lire une réflexion métaphysique et originale sur les super héros vous tente, John Arcudi et Peter Snejberg vous offrent avec A God somewhere tout ce que vous souhaitez. Un bon album qui mérite ces multiples rééditions aux USA…
mardi 6 septembre 2011
3 secondes - le nouveau Marc-Antoine Mathieu
L'auteur de Dieu en personne revient avec un ouvrage qui risque de marquer plus d'un esprit ! Matez moi donc cette bande annonce, elle déchire !
lundi 5 septembre 2011
Luke Cage Noir - de Mike Benson, Adam Glass, Shawn Martinbrought - chez Panini
Sorti tout juste de prison, Luke Cage est engagé par un homme blanc et riche pour retrouver l’assassin de sa femme. Le tueur serait dans son quartier de Harlem… Une ambiance noire au possible pour ce polar très efficace.
La collection Marvel Noir livre son dernier album avec Luke Cage Noir. Celui qui est parfois surnommé Power Man, ou le Héros à louer (entre autres pseudos) est dans les séries régulières de Marvel, un justicier à la peau impénétrable, ce qui en fait un personnage invincible. Mike Benson et Adam Glass cosignent le scénario de ce titre comprenant quatre épisodes. Le contexte choisi est bien sûr celui des années 30, période où la prohibition bat son plein. Choisissant l’angle du polar noir, les deux auteurs fournissent une histoire efficace. A l’instar de DareDevil Noir, le travail sur l’ambiance et la mécanique narrative sont deux éléments parfaitement travaillés. Le tandem se joue également de l’apanage super héroïque pour mieux s'en détacher. Durant les différents chapitres, les allusions à la légende du Power Man sont nombreuses mais ces allusions correspondent-elles à la réalité du personnage ? Luke Cage possède-t-il vraiment une peau pare-balles ? Surprenant et captivant, ce Luke Cage Noir montre aussi de belles planches réalisées par Shawn Martinbrought. L’artiste s’est illustré aux USA sur PunisherMax et DMZ grâce à un trait appliqué. Les encrages renforcent particulièrement bien le dessin, pour apporter une ambiance vraiment sombre. Luke Cage Noir est un très bon titre de ce genre et dépasse même le carcan super héros dans lequel il y figurait à l’origine. Une bonne surprise.
dimanche 4 septembre 2011
samedi 3 septembre 2011
Le manoir des murmures t.3 - de Tirso Cons, David Muñoz - chez Les Humanos
Le conflit entre le clan des hommes de Simon et celui des monstres de Demian est à son apogée. Sarah aura-t-elle de l’importance dans celui-ci ? Conclusion du premier cycle d’une série gothique terriblement mordante.
Les amateurs de fantastique l’attendaient avec une impatience fébrile. Après trois ans d’attente, le troisième volet du Manoir des murmures sort enfin. Ce combat entre les humains et les monstres livre enfin sa conclusion et les surprises sont de taille. A la conclusion de Demian, les lecteurs avaient découvert que Sarah, après une longue hésitation, avait choisi le camp des hommes. Elle était donc désormais l’adversaire du vampire et de sa sœur. David Muñoz a tissé une ambiance très particulière et un cadre vraiment intéressant, au cours des précédents opus. Son histoire met cette fois-ci l’action en avant. Les combats sont nombreux et très dynamiques. La narration rythmée permet des rebondissements étonnants. Le rôle de Sarah était jusqu’ici encore mystérieux : la petite fille naviguait simplement entre les deux camps. Cette fois, ses pouvoirs provoquent des séquences impressionnantes, qui changent la donne. Présenté comme la fin d’un cycle, ce troisième volet du Manoir des murmures laisse suffisamment de portes ouvertes pour une suite, mais il pourrait aussi bien se terminer ainsi. Les dessins sont toujours aussi soignés de la part de Tirso Cons, parfait pour le genre. Cette trilogie n'aura jamais déçu et mérite amplement de figurer dans votre bibliothèque, si vous êtes fan de fantastique. C’est aussi une des rares occasions de voir les vampires et les loups garous combattre ensembles…
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